Historique

Depuis sa naissance l’homme a toujours eu des préoccupations qui, selon sa position dans le temps et dans l’espace, finissent par faire partie de son histoire culturelle. Parler de l’histoire de l’homme revient à mettre le rétroviseur sur son vécu et son art, étroitement liés à sa culture.

L’historique des Arts au Sénégal se présentera sous deux aspects : l’art de manière générale et l’art à l’école. Des politiques ont été mises en place par l’Etat vers 1948, bien avant les indépendances avec des réalisations concrètes telles que le conservatoire des Arts en Musique avec Pierre Richez, la section arts plastiques avec Iba Ndiaye en 1959 à la Maison des Arts du Mali. C’est en 1960 que la maison des Arts devient l’Ecole des Arts, coincidant avec le retour de Pape Ibra Tall qui crée la section des Arts Plastiques. Un atelier de tapisserie est créé en 1964, puis la Tapisserie Nationale de Thiès en 1966, année du Festival des Arts Nègres. C’est seulement en 1972 que l’Institut National des Arts du Sénégal (INAS ) fut créé, regroupant toutes les structures. Plus tard, en 1979, que l’ENBA et l’ENSEA furent créées pour prendre en charge l’art au niveau du système éducatif avec des programmes et une pédagogie. Il y a eu des lettres de politique sectorielle et une volonté politique de l’Etat qui, avec l’ajustement structurel, ont conduit à la pratique la récupération à l’Ecole des Arts vers les années 70.

Si l’Education est l’édification de la personnalité de l’enfant, elle passe par le développement psychomoteur, intellectuel, moral, socio-affectif et ne saurait laisser en rade le développement de la sensibilité et des potentialités qui dorment en chaque individu et qui sont tout aussi importants. L’Education par les Arts plastiques consiste à l’acquisition de techniques, de procédés et procédures, mais aussi à l’intégration de savoirs, de normes, de canons, de connaissances…, en un mot, par l’installation de compétences. Celles-ci ont pour noms les savoirs, c’est à dire les connaissances, les savoir-faire opérationnels et le savoir être qui est personnel et comportemental. Comme a l’habitude de dire M. Badiane, c’est l’éducation à l’art et par l’art.

Des associations ont été créées depuis les années 88 pour prendre en charge les problèmes inhérents à la discipline. Qu’elles aient des visées pédagogiques (ASEDART, ANPEAS), ou plastiques (AND’ART, APAS, ANAPS) entre autres, elles ont essayé de prendre en charge les problèmes posés. La non résolution de ceux-ci finit par constituer un handicap à la valorisation de notre discipline qui est transversale et qui devrait servir de levier à toutes les autres disciplines.

Depuis 1972, le programme en vigueur est celui du Pédagogue, élaboré probablement par l’autorité. Toutes les autres disciplines ont eu entre temps de nouveaux programmes, ce que nous avons essayé de faire avec la commission créée pour la circonstance.

Des actes ont été posés :

Déjà en Juin 1985 s’est tenu à l’UPIS au Centre Culturel Fayçal, un séminaire des professeurs d’éducation artistique, présidé par le Professeur Iba Der Thiam, Ministre de l’Education à l’époque, pour essayer de faire l’état des lieux en Education artistique.

En 1990, ASEDART a pris le flambeau pour assurer le suivi des conclusions du séminaire de 1985. En 1998 Wellé, Cheikh Mbaye, professeurs d’Art Plastique et Mansour Seck, professeur de Musique ont voulu relancer le travail entamé par ASEDART avec son président le Professeur feu Abdoulaye Ndoye qui s’est beaucoup battu avec nous, pour la noble cause. L’association a finalement disparu par le manque de considération de l’autorité par rapport à nos attentes ;

Une première lettre fut écrite au ministère de l’Education pour montrer qu’il existe un collectif regroupant les professeurs d’éducation artistique ;

Des proches furent contactés par Wellé pour élargir le groupe notamment Khady Lô, Maty Diop, Aby Gueye, Aziz Kane, Feus Kara Ndiaye et Alassane Sow. Des rencontres régulières étaient organisées au siège qui était le Lycée Kennedy avec comme objectif l’élaboration d’un nouveau programme digne de l’Education Artistique ; avec la présence de deux professeurs de musique, Mme Ndong et M. Sy qui ont fini par abandonner ;

En 2004, l’Education Nationale donne par arrêté, une liste représentant la commission nationale pour l’Education artistique. L’Art Plastique continue ses rencontres jusqu’à élaborer une esquisse de programme qui a été reconnue par l’Inspection Générale de L’Education Nationale (IGEN), corrigé en avant d’être mise dans le site de l’IGEN par M. Faye, IGEF de l’époque en 2005.

Les réunions de cellule commencèrent timidement de façon irrégulière, avec la supervision du pôle régional de formation (PRF), qui fut remplacé par le CRFPE, Centre Régional de Formation des Personnels de l’Education en 2010.

Les collègues des autres IA avaient des problèmes de convocation pour justifier leur présence dans les CAP de l’IA de Dakar dont les collègues recevaient régulièrement les leurs.

C’est après une rencontre avec les 3 IA réunis à l’Inspection de Dakar, que le problème des convocations fut réglé séance tenante. A partir de cette date, tous les collègues ont commencé à recevoir une convocation de quelque IA qu’ils puissent appartenir. Il suffit juste de les déposer à temps à l’IA de Dakar qui va assurer la ventilation au niveau des autres IA et IEF (15 au total dont 3 pour les IA et 12 pour les IEF dont Dakar Plateau qui reçoit 2 convocations en raison de sa taille).

Pendant ce temps, Wellé était seul au Centre Régional de Formation des Personnel de l’Education (CRFPE) ex Ecole de Formation des Instituteurs (EFI). Il assurait difficilement les deux formations : initiale et diplômante. Sa demande à être secondé, fut satisfaite par la mutation de Mme Aby Gueye Dieng au CRFPE, à la fin de son Master 2 à l’Institut Supérieur des Arts et des Cultures (ISAC). Elle fut, par la même occasion nommée CPI, Formatrice par la Direction de la Formation et de la Communication (DFC), en 2013. Depuis elle assure la formation diplômante des stagiaires, pendant que Wélé s’occupe de la formation initiale des élèves-maîtres qu’il quitta d’ailleurs, deux ans après pour l’Ecole Nationale des Arts (ENA). Il fut remplacé à son tour par Saourou Marone. Entre temps, l’IA avait convoqué les formateurs à des réunions pour scinder les CAP selon les zones géographiques IEF c’est-à-dire, pour un thème donné dans une discipline, il fallait faire la démultiplication dans les trois IA et les onze IEF. Etant seule à l’époque, Aby demanda à l’IA de Dakar, M. Ngary Faye qui présidait la réunion, que pour certaines disciplines minoritaires telles que l’éducation artistique et l’économie familiale entre autres, il faut laisser la cellule mixte. Ce qui permettra à tous les collègues, de se retrouver en même temps et faciliter du coup la tâche aux formateurs ; pendant que les collègues des autres disciplines, qui étaient beaucoup plus nombreux, et qui avaient plusieurs formateurs, pouvaient s’organiser en zone IEF. Ce que les trois IA nous accordèrent encore une fois. Mieux, la réunion qu’on faisait avec Abdoulaye Kassé, Conseiller Pédagogique National (CPN), à chaque début d’année pour planifier les thèmes à aborder durant l’année scolaire, n’était plus une nécessité. Désormais, au début de l’année, le formateur se retrouvait avec ses collègues professeurs en cellule pour identifier et planifier les besoins de formations annuelles. Ce calendrier ainsi réalisé avec des thèmes et dates précis, et remis au